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Un nouveau blog local ?

Oui, parce que celui-ci a pour unique objectif de permettre un échange d'idées sans aucune autre  censure que le respect d'autrui et des règles de bienséances.

J'ai mes idées, vous avez les votres, ce sont peut être les mêmes, elles sont peut être diférentes.
Mais qu'importe, l'essentiel n'est-il pas de pouvoir les échanger ?

Alors... trempez vos plumes, même dans l'acide  !! ;-)

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 10:44

Voilà des mois que j’ai déserté mon blog, parce que les évolutions de notre société (et du monde qui nous entoure) sont telles que toute info publiée le lundi est soit contredite soit obsolète dès le mardi suivant.

Et puis, inutile de le cacher, je suis en totale opposition avec la gouvernance actuelle de notre pays, si je la respecte c’est parce que mes valeurs républicaines et démocratiques sont vives, mais respecter ne veut pas dire accepter et, par les temps qui courent, il faut autre chose qu’une bonne dose d’idéologie archaïque pour diriger un pays,  l’humeur des Français en atteste l’évidence.

 

Si je replonge ma plume dans l’encrier virtuel de mon clavier, c’est parce que j’ai été déstabilisé et interpelé au plus profond de mes convictions par le scandale qui agite le landerneau politique et médiatique.

 

Qu’un individu fraude le fisc, ce n’est pas nouveau, il n’est pas le premier, pas plus le dernier, ça fait partie du système, ce n’est pas moral, ce n’est pas citoyen parce que notre système nous interdit de nous faire justice à nous même et donc nous n’avons pas le droit de juger, ailleurs que dans les urnes, de l’usage qui est fait des prélèvements opère sur nos revenus afin de satisfaire l’appétit boulimique de l’Etat.

 

Ce qui est insupportable, c’est l’hypocrisie d’un individu qui utilise ses talents de fraudeurs pour débusquer les autres fraudeurs. Soit dit en passant, démonstration est faite, une fois de plus, que l’efficacité maximale est obtenue dès lors que l’on utilise un voyou pour démasquer les voyous, cela me rappelle la triste histoire du brave type qui avait démontré la faiblesse de la protection de nos cartes bancaires, au lieu de l’embaucher pour aider à sécuriser le système, le GIE carte bancaire avait préféré le trainer devant les tribunaux. Pour en revenir à notre affaire du moment, il faut faire preuve d’un cynisme à toute épreuve pour se placer dans la situation de ce ministre.

 

Le pire est le mensonge. Qu’il mente au chef de l’état et au premier ministre, ça fait partie du jeu du fraudeur et inspire le même mépris que l’on peut avoir pour ce personnage.

En revanche, mentir à l’Assemblée Nationale, alors que l’on a été élu de cette assemblée, c’est mentir à TOUT le peuple français, et ça c’est insupportable et ne peut inspirer qu’un rejet net et sans nuance. Puisque ce monsieur souhaite réintégrer son poste, la seule attitude d’un député digne de ce nom serait de quitter l’assemblée s’il se présentait à nouveau dans l’hémicycle.

 

Reste la suite donnée à cette affaire.

Que le gouvernement ait été sali et bafoué ne fait aucun doute, hélas nul n’est à l’abri d’un tel accident. Ce qui est grave, en revanche, c’est le traitement adopté. Car le problème de fond n’est pas traité : en effet rien n’empêche le mensonge et les mesures annoncées n’y pourront rien, mauvaise nouvelle.

La position adoptée par le gouvernement vient renforcer la perception du « tous pourris » qui habite l’esprit des français en laissant planer le doute sur leur honnêteté, alors que nous savons tous que les faits de fraude et/ou de corruption touchent une infime minorité d’élus.

Pire encore, exiger la publication du patrimoine d’un élu revient à guider le choix électoral d’un candidat en fonction de sa fortune.

S’ajoute à cela que rien n’empêche la dissimulation en utilisant des prête-noms pour cacher d’éventuelles infractions. Par conséquent, cela ne règle rien, hormis flatter l’instinct populiste d’un certain électoral qui aime se repaitre de ce genre de spectacle.

Il eut été souhaitable qu’une déclaration détaillée du patrimoine d’un candidat, élu ou gestionnaire de fonds publics soit exigée mais reste confinée dans l’enceinte de l’organisme de contrôle, organisme doté de puissants moyens d’investigation et surtout d’un arsenal de sanctions suffisamment puissant pour être dissuasif, avec comme première sanction l’exclusion définitive du sanctionné de tout mandat politique ou ayant un rapport avec des fonds publics.

 

La morale politique et publique  se trouve là, certainement pas dans un déballage inutile et malsain ! Notre président voudrait-il s’identifier à Robespierre et faire des élus nationaux de nouveaux vendéens qu’il ne s’y prendrait pas autrement !

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 23:31

L'heure du choix approche, chacun des concurrents fourbit ses ultimes arguments de campagne, tout semble séduisant, du moins venant des  "clients" les plus crédibles.

De tout cela il ressort qu'au bout du compte le match se fera entre Sarkozy et Hollande, sauf surprise de dernière heure.

 

Inutile de dresser un catalogue comparatif, il en faudrait des pages et des pages.

Par contre, il est un argument que le clan socialiste tient le plus discret possible : le chèque en blanc. Intégral, illimité et non barré !!!

 

Présidence de la République : socialiste

Gouvernement : socialiste

Assemblée nationale : socialiste

Sénat : socialiste

Préfectures : socialistes

Conseils régionaux : socialistes (sauf un)

Conseils généraux : en majorité socialistes

 

Si l'on ajoute à cela que les médias sont majoritairement pro socialistes, c'est l'intégralité de la chaine du pouvoir et le principal organe de contrôle qui sont donnés au même homme et au même parti, sans AUCUN contre pouvoir. Une situation encore inédite depuis l'avènement de le cinquième république

Si l'on considère ce qui a DEJA été annoncé, il y aura une modification de nos textes fondamentaux pour octroyer un droit de vote aux étrangers non communautaires, sans aucune contrepartie. Dans un premier temps...

Et il y aura un balayage dans les rangs de la fonction publique pour écarter tout serviteur de l'état qui n'aurait pas le profil adéquate, traduisez non socialiste.

Cela signifie une liberté ABSOLUE et TOTALE de faire n'importe quoi (bien ou mal), sans aucun contre pouvoir, pratiquement sans aucun moyen de contrôle.

Je serais curieux de savoir si le candidat socialiste aurait le fair-play de celui de l'actuel président, à savoir nommer une personnalité non socialiste à la tête de la Cour des Comptes et à la Commission des Finances de l'Assemblée. J'ai comme un doute.

 

Alors, si vous, lectrice, lecteur, croyez en pleine connaissance des risques qu'il est sain et inoffensif de confier TOUS les leviers de commande du pays à un homme sans aucune expérience gouvernementale, totalement soumis à son parti (ce qui n'a pas été la cas de l'actuel président) vous pourrez, électrice, électeur, vous lancer dans l'inconnu. Mais si jamais ça foire, il ne faudra pas venir pleurnicher, vous aurez été informé(e).

 

Quoi qu'il en soit, je ne prendrai personnellement pas ce risque.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 12:14

Il semblerait que pour solutionner notre épineux problème d'emploi la recette miracle soit trouvée !!! En effet, il suffit de réindustrialiser le pays de produire français.

C'est tellement évident que l'on peut se demander pourquoi personne n'y a pensé plus tôt.

Evidemment, pour que cela fonctionne, encore faut-il acheter français. A priori cela coule de source. Mais qu'en est-il dans les faits ?

 

Eh bien, je verse ma petite contribution à ce dossier : il y a quelques semaines, j'ai été amené à remplacer ma moulinette hache-menu avec laquelle je pilais oignons et échalottes.

Je me dirige donc vers mon hypermarché local, Carrefour pour ne pas le nommer, et me propulse au rayon des mini-hachoirs.

Chance, il y a trois modèles qui répondent à mes critères :

- Carrefour

- SEB

- Moulinex

Emporté par ma fibre patriotique inoxydable, je retourne les trois appareils pour savoir d'où ils proviennent :

- Carrefour -> made in China

- SEB -> made in France

- Moulinex -> made in France

 

Donc, à priori, il faudrait éliminer le produit Carrefour.

Oui, mais !!

 

MAIS...

 

Carrefour : 9.90€

SEB : 27.90€

Moulinex : 29.90€

 

Les trois appareils offrent des prestations identiques (hormis le SEB qui occupe un moindre espace), les trois sont garantis un an.

Maintenant, j'attends que l'un ou l'autre de nos politiques m'explique :

1/ pourquoi le produit français est trois fois plus cher que le produit chinois ?

2/ sur quel(s) critère(s) je devrais acheter français ?

 

En attendant cette explication qui ne viendra pas je continuerai à penser qu'il est impensable qu'un acheteur moyen accepte de payer trois fois plus cher un produit d'usage quotidien.

Pour preuve, la solution dramatique du dossier Lejaby : la marque jouit d'une excellente notoriété, d'une excellente réputation, et pourtant elle est battue par des produits à plus bas coût qui inondent notre marché.

Je ne suis pas certain que la liquidation de cette société ait été vécue avec sérénité par ses propriétaires, il n'y a que des extrémistes en manque de publicité pour s'imaginer et faire croire qu'un entrepreneur reste indifférent devant la liquidation de son, entreprise. Il n'y a pas que des "énormes" profits versés aux actionnaires qui entrent en ligne de compte, il serait grand temps que l'on dise enfin, haut et fort qu'à coté des grosses entreprises du CAC 40, notre tissu industriel (du moins ce qu'il en reste) repose essentiellement sur des PME dont l'objectif premier est la survie de leur affaire et non la masse de dividendes à redistribuer. Et pour ces patrons petits et moyens, la valeur humaine pèse autrement plus lourd que la valeur profit. Il est dommage qu'ils ne soient pas plus entendus. Et respectés.

 

NB : par fanfaronade ou par stupidité, à moins que le ressort patriotique n'ait fonctionné, je suis reparti avec la  moulinette SEB.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 16:27

Les socialistes feraient bien de s'inspirer de cette prophétique affirmation pour se chercher un candidat de substitution à leur actuel candidat de substitution.

 

Quoi qu'il en soit, j'ai bien aimé cette réflexion trouvée parmi les commentaires déposés sur RTL ce jour, à propos de F. Hollande :

"... tandis que du côté du candidat du moment on pourrait tracer le prochain Paris-Dakar sur le désert de ses idées !!"

 

Allons allons ! Amis lecteurs, faites comme moi, en guise de voeux, offrez de l'optimisme et de la conviction dans l'avernir de notre pays, tout n'est pas aussi sinistre que les médias veulent bien nous le faire croire.

Et plutôt que de nous bassiner avec ce qui cloche, il serait plus productif que les rédactions s'inspirent de ce qui marche bien, c'est autrement motivant pour que cesse notre répurtation de peuple le plus pessimiste de la planète !!

 

Bonne et heureuse année à toutes et à tous, tous mes voeux d'optimisme et de confiance en l'avenir

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 19:09

L'heure de la grande échéance approche, les prétendants se font plus précis, les desseins et statégies se découvrent, les Français sont de plus en plus perplexes. Et ils ont de quoi l'être : le système qui nous environne vacille, les profiteurs jouent aux apprentis sorciers, les administrateurs rechignent à dire la vérité au peuple qui n'a qu'une seule question en tête : jusqu'où  serons nous mis à contribution ?

 

Ma vérité est que nous avons eu les politiques que NOUS avons choisi, ils ont été élus sur des programmes qu'ils on appliqué avec plus ou moins de bonheur et d'efficacité...
Mais une chose est certaine : tous sans exception (sauf peut être le petit dernier) ont acheté la paix sociale à coups d'emprunts sur les marchés extérieurs avec la bénédiction du peuple au nom du sacro saint principe du "toujours plus".
Tant que l'économie mondiale allait de l'avant, la croissance de chaque pays permettait de masquer le danger.
Mais il a suffi d'une petite crise pour que la belle mécanique se grippe et, suivant la théorie des dominos (incontournable parce que toutes les économies sont interdépendantes) pour que la machine se bloque, des plus fragiles aux plus forts, la petite crise est devenue un dérèglement planétaire. Et la France n'en est pas absente, loin de là.
Cela dit, TOUS les Français, à des degrés divers certes, à tort ou à raison (je ne porte pas de jugement de valeur mais un simple constat) ont peu ou prou croqué dans la dette : avantages, privilèges, niches fiscales, subventions et autres artifices, tout était bon du moment que les fonds venaient d'ailleurs : 1980 = +/- 100milliards d'€ de dette extérieure, 2007 +/- 1350 milliards d'euros de dette. POur 2011, il est prévu +/- 1650 milliards.
Nous avons eu la chance de pouvoir nous vanter de posséder la meilleure protection sociale au monde, la meilleure couverture santé, les meilleures retraites, sauf que tout cela était factice puisque nous nous endettions pour y parvenir.
Alors, je trouve personnellement parfaitement indigne de ne montrer du doigt que ceux qui ont l'obligation de nous présenter l'addition. La mouise dans laquelle nous nous trouvons, nous avons TOUS contribué à la créer, il faut maintenant que nous nous y mettions TOUS pour nous en sortir.
Accessoirement, et là c'est uniquement un thème de réflexion personnelle, nous pouvons nous demander si véritablement nous nous appauvrissons ou si ce ne serait pas que nous avons considérablement augmenté notre consommation au point que nos revenus n'y suffisent plus ? Lorsque qu'un smicard doit allonger entre 700 et 800€ pour vivre dans un studio parisien, comment fait-il pour vivre ? Et ce n'est ni la faute du gouvernement, ni même celle de l'état si on en est arrivé là.

Alors oui, il y a des injustices, oui il y a des excès mais tous additionnés ne suffisent pas à expliquer la situation, ils représentent la détestable valeur "symbolique" qui fait grincer des dents.
La solution, si nous le souhaitons vraiment, nous la trouverons ensemble dans une remise à plat globale de toutes les différences qui nous séparent et nous opposent. Aujourd'hui, AUCUN candidat ne la connait parce que personne ne connait le degré de motivation de chacun d'entre nous pour sortir du bourbier : les cheminots vont-ils accepter de renoncer à une retraite à 50 ans ? Les pilotes d'Air France vont ils accepter de ne plus être les pilotes les mieux payés au monde ? Les électriciens vont-ils accepter de payer leur énergie comme les autres citoyens? Les députés et autres élus vont ils accepter de revoir leurs émoluments à la baisse ? Les fonctionnaires vont ils accepter les mêmes 3 jours de délai de carence comme cela se fait dans le privé ? A chaque fois, je suis CERTAIN que la réponse est NON. Et des exemples comme ceux la, il y en a des dizaines et encore des dizaines d'autres.
Je suis personnellement complètement écœuré de voir comment la génération à laquelle j'appartiens a délibérément sacrifié les suivantes en exigeant toujours plus pour elle  reportant sur ses enfants le poids de ses dépenses et de ses excès.
Je n'ai pas plus de sympathie pour les politiques de maintenant que pour ceux qui les ont précédés.
Je constate seulement que ceux qui dirigent le pays sont les premiers qui disent aux Français que ça ne va plus pouvoir continuer ainsi (même s'ils n'ont pas d'autre choix que celui-là). Alors c'est vrai qu'ils ont commencé par creuser le trou aussi consciencieusement que leurs prédécesseurs, ils ont au moins le mérite de de faire ce qu'ils peuvent pour tenter d'enrayer cette machine infernale. Je me demande simplement si au lieu de les agonir du matin au soir, leur faisant porter la totalité du fardeau, il ne serait pas préférable de leur dire : ok on se calme, à condition que les restrictions soient intégralement partagées, que chacun, en conscience, admette que le temps est venu de renoncer à son petit privilège... Les Allemands et les nordiques l'ont fait, serions nous plus mauvais ?.

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 21:39

Je me suis exprimé il y a quelques jours à propos des dernières mesures gouvernementales se rapportant aux radars.

Bien évidemment je persiste et signe en tous points ces propos.

Cependant, il me parait utile de préciser certains points :

1/ Le problème ne se pose pas dès lors que les automobilistes se conforment aux prescriptions du code de la route

2/ Pour qu'ils puissent le faire, il est indispensable que les pouvoirs publics prennent conscience que leur action n'est pas parfaite et qu'ils remettent en cause leurs certitudes.

Un exemple (parmi une masse)

Tout automobiliste eurélien connait la RN 154 et ses dangers qui lui ont valu sa sinistre réputation. Un peu avant d'arriver à Allones  la route doit passer au dessus de la ligne TGV. Il y a un pont, parce que les ponts coûtent moins cher que les tunnels. Quel est l'imbécile galonné qui a permis qu'il n'y ait pas de ligne blanche continue dès lors que la visibilité n'est pas suffisante pour réaliser un dépassement en toute sécurité ?

Evidemment, celui qui connait ce danger évitera la manoeuvre, mais quid de celui qui ne connait pas le danger ?

En cas d'accident, on dira encore que c'est la faute à la vitesse,  aux médicaments, à l'alcool ou à n'importe quoi pourvu qu'il n'y ait pas de remise en cause du fonctionnaire irresponsable qui aura laissé croire que cet endroit précis n'était pas accidentogène.

Ce qui est navrant (et je modère mon propos) c'est que ce scénario peut se reproduite en un grand nombre d'endroits rien que sur nos routes euréliennes. En suisse, ce ne sont pas des ingénieurs des Ponts et Chaussées qui dessinent les routes et fixent les règles, mais des cantonniers communaux, eux ont pour avantage de connaitre l'environnement local et savent parfaitement où se trouvent les dangers.

 

Autre situation, tout aussi aberrante : je roule à 89km/h en ville et me fais radariser : bilan, 135€ d'amende et 3 points de perdus. Je roule maintenant à 181 km/h sur une autoroute déserte (vu le prix des péages, il y en a de plus en plus) et je me fais radariser. Bilan : véhicule confisqué, correctionnelle, permis annulé, je suis un criminel.

Je ne pose qu'une seule question : lequel des deux est le plus dangereux ?

 

Vous en voulez encore ?

Histoire vécue : ma fille a passé son permis de conduire en été, à Paris.

Durant son pprentissage elle n'a pas roulé 1 mètre sur le périphérique. Pas 1 mètre de nuit, pas un mètre sous la pluie.

Aucun automobiliste ne prétendra que les règles de conduite sont les mêmes dans ces trois situations. Et pourtant.

Bien sûr, si l'on touche un trottoir en faisant un créneau, on est recalé direct.

Mais comme rien n'est prévu lors de l'examen pour la circulation dans les parkings, la première chose qu'elle a fait le jour de sa remise du papier rose fut de s'offrir un pillier et d'enfoncer deux portières.

 

Autre situation : je roule dans une "grosse berline" capable (données constructeur) de filer allègrement au delà de 200km/h ; ce véhicule est conçu pour faire face à des imprévus à haute vitesse : à 130km/h suis-je plus ou moins dangereux ou en danger dans ma berline que si je circulais dans une petite cylindrée pratiquement à la limite de ses possibilités à la même vitesse ? Si maintenant je dois dépasser un camion qui roule à 90km/h quand tout va bien, laquelle des deux voitures offre le plus de garanties pour réaliser un bon dépassement ? Et comment fait-on pour dépasser un camion sans se mettre ipso facto en excès de vitesse ?

Si l'on respecte scrupulesement le code de la route, il est interdit de doubler un camion sauf à se mettre en infraction. Débile, non ?

Vivez le conducteur frileux qui tente le dépassement en respectant les limitations : il lui faudra près d'un km pour réaliser cette manoeuvre à haut risque, je n'ose décrire ce qui se passerait si par malheur un véhicule se présentait sur la voie d'en face. Evidemment on accusera la vitesse. Une fois de plus.

 

Tout cela pour dire que OUI et encore OUI, j'approuve et je soutiens les mesures gouvernementales visant à enrayer la mortalité routière. Dans ces conditions, il est évident que je ne signerai pas la pétition qui circule en ce moment.

Mais, NON, je n'approuve pas que la répression soit la seule option. Une saine réponse pédagogique serait de supprimer les panneaux avertisseurs de radars, A CONDITION de placer un panneau "zône accidentogène" (ou équivalent) à chaque fois qu'existe un réel risque. Libre aux forces de l'ordre de contrôler  (et sanctionner) ou pas une fois les automobilistes avertis.

A condition de proposer autre chose que que des mesures "pompe à fric", même si la réalité est autre.

Apprendre la route... Autrement !

 

Dans ma vie professionnelle, on m'a sans cesse répété que l'important n'était pas ce' que je disais, l'important était ce que l'autre entendait !

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 14:23

Le gouvernement a pris une mesure courageuse en décidant de retirer les panneaux avertisseurs de radars.

Courageuse parce qu’impopulaire, extrêmement impopulaire, même, car les bénéfices de cette décision se verront à long terme, et si les prochaines élections ne donnent pas raison à l’actuelle majorité, ce seront les nouveaux locataires de l’Elysée et de Matignon qui récolteront les dividendes de cette opération. Une fois de plus. Et ils savent capitaliser sur le travail des autres, il suffit de se souvenir de l’inauguration en grande pompe du premier TGV entièrement décidé, financé et réalisé par l’équipe Giscard d’Estaing.

 

Courageuse mais mal présentée, parce qu’une fois de plus on ne fait intervenir que le volet répressif, alors qu’il y aurait tant à faire en matière de pédagogie, et parfois même à moindre cout.

Comme, par exemple, de décider que plus aucun véhicule neuf immatriculé en France ne pourrait l’être sans être équipé d’un régulateur de vitesse.

Comme, par exemple, favoriser la diffusion de véhicules équipés de boites de vitesses automatiques, ces dernières incitant à une conduite beaucoup plus souple, plus « cool »

Comme, par exemple, supprimer le mégotage ridicule de la lecture des relevés cinémométriques. 96 ce n’est pas 91, c’est 96 ! Tous les compteurs de voitures étant menteurs, aucun véhicule dont le compteur affiche 90 ne roule à 90, mais plus certainement à 85. Cela éviterait de lire et d’entendre que c’est « déguelasse » de se faire aligner à 91 pour 90 autorisés (ça marche aussi avec 51 pour 50).

Dès lors que l’on commence à pinailler, on perd l’habitude de l’objectivité. Pire, si on donne une main, on exige un bras !!

 

Mais il faudrait aussi remettre en cause la signalétique au sol, parfois aberrante et parfaitement accidentogène, réfléchir au double affichage des panneaux de limitation de vitesses, voire à l’utilité de certains panneaux stop aussi stupides qu’inutiles.

Bref, il faudrait autre chose que l’application aveugle d’une répression insupportable, alors qu’elle serait tolérée et pourquoi pas acceptée s’il y avait, en face, des changements propres à laisser penser que les automobilistes ne sont pas tous des bourrins qui ne comprennent que la trique, juste bons à remplir les caisses des finances publiques

 

Je crois profondément que les relations état/usagers seraient nettement améliorées si l’état prenait un peu plus la peine de se mettre à l’écoute des citoyens, ce ne sont pas tous des imbéciles, loin de là.

Et si on savait « moduler ».

Comme, par exemple, augmenter le capital points d’un jeune conducteur de 2 points par année sans infraction.

Comme, par exemple, aménager le code de la route pour tenir compte de la circulation des deux roues : un scooter qui circule à la bonne vitesse dans une voie de bus est bien moins dangereux qu’en train de louvoyer entre les files de voitures

 

Au lieu de cela, on constate avec effroi qu’il y a de plus en plus de voitures conduites par des conducteurs sans permis, soit qu’ils ne l’aient jamais eu, soit qu’ils l’aient perdu à coup d’infractions mineures mais répétées, avec toutes les conséquences sociales que la perte du carton rose peut engendrer.

 

 

Est-ce vraiment si difficile de faire appel au bon sens ?

 

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 10:54

Vos incessants démêlés avec l'Elysée ont chez moi, comme pour bien d'autres, suscité quelque intérêt à suivre votre dernière intervention.

Au delà de la colère provoquée par vos propos, c'est la consternation qui l'a emporté : vous qui vous voyez déjà comme le défenseur de la France, de sa grandeur et de sa notoriété, vous avez tout fait pour l'enfoncer un peu plus en attaquant d'une manière aussi mesquine un homme ainsi que la fonction qu'il incarne.

 

Lorsque l'on sait comment vous avez "planté" un président de la République en lui imposant quasiment une dissolution dont il n'avait nul besoin, lorsque l'on connait les commentaires suscités par un "brillant" discours à l'ONU, lorsque l'on se remémore les suites données à une loi destinée aux plus jeunes et à la manière dont ils l'ont accueillie, lorsqu'enfin on évalue votre légitimité populaire par vos brillants succès électoraux, on se dit que finalement l'homme que vous vous acharnez à démolir n'a rien à vous envier.

 

Alors continuez, monsieur de Villepin, oui, continuez : plus vous lui tapez dessus et plus il nous apparait comme sympathique.

 

MERCI.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 23:41

J'entends dire tout et n'importe quoi, tous les coups sont permis du moment que l'on fait du "buzz" (parait que c'est à la mode...)

 

Aujourd'hui, il est apparu que la France n'était plus une démocratie, pârce que le gouvernement n'écoutait ni ne tenait compte des vociférations plus ou moins cohérentes venues de la rue.

 

A ce que je sache, il y a un président issu légitimement des urnes qui applique un programme, un gouvernement qui propose des lois et un parlement qui les vote.

Ce sont là les trois composantes fondamentales qui définissent une démocratie !!

 

A ceux là qui revendiquent une légitimité d'action bien que minoritaires, je rappellerai qu'en son temps, un obscur député fit scandale en proclamant à l'Assemblée "vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires !"

 

Eh bien, n'en déplaise à ce bavard, cela marche dans les deux sens et aujourd'hui, ce sont seuls ceux qui ont reçu la légitimité des urnes qui détiennent le pouvoir.

Les autres n'ont que le choix d'attendre leur tour lors d'une prochaine consultation électorale majeure ou la prise du pouvoir par le biais d'un coup d'état.

 

Enfin, aux experts comptables des chiffres fantaisistes des manifestations de rues, je vais être bon prince et accorder quitus aux estimations des syndicats. Trois millions.

 

La France compte un peu plus de 66 millions d'habitants.

Je retranche les mineurs et autres exclus du régime électioral, soit 50% (je fais large)

Reste 33 millions.

Je retranche ceux qui s'en moquent qui n'ont pas d'opnion, les assujettis à l'ISF ou aux bénéficiaires du bouclier fiscal (enfin... de ce qu'i en reste) soit 50% de plus.

Reste 17 millions.

Je retranche les 3 millions comptabilisés par la juste CGT, reste 14 millions

 

14 millions de personnes qui ne voient pas l'intérêt de bloquer un pays, au mépris le plus élémentaire du respect du droit au travail, ce qui fait plus de 4 fois le nombre d'agités.

Elle est où la majorité ? dans la rue ou au travail ?

 

Au lieu de fantasmer sur mai 68, les mécontents feraient mieux de promettre des lendemains sombres à la majorité au sortir des urnes en 2012.

Seulement voilà : s'ils ne le font pas c'est parce qu'ils sont bien convaincus que la partie sera loin d'être gagnée en 2012.

Parce qu'au plus profond d'eux mêmes, les Français savent bien que cette loi, si injuste qu'elle paraisse, est indispensable au maintien du système, et que d'ici la prochaine élection, ils auront pris le temps de comprendre où est leur véritable intérêt.

Si aujourd'hui les contestataires  poussent les plus jeunes dans les rues, c'est bien parce qu'ils savent qu'ils tirent là leur dernière cartouche, au risque de provoquer un embrasement incontrôlable, véritable régal pour les casseurs.

 

On ne gouverne pas avec ses fantasmes comme programme.

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 21:01
Un système financier mondial qui s'effondre, des banques qui mettent la clef sous la porte, autant de signes majeurs qui indiquent que la confiance a émigré sur une autre planète.
Chacun tente de faire de son mieux pour bloquer cette spirale infernale, idem pour la France.
Curieusement, les Français que l'on s'obstine à faire passer pour des irresponsables râleurs se sont plutôt bien comportés dans cette tourmente : n'en déplaise à quelques "visionnaires" de l'apocalypse (n'a t-on pas entendu sur Europe1 un défenseur des usagers des banques suggérer avec conviction qu'il serait judicieux que chacun se prémunisse en se dotant de 2 ou 3 mois de réserves en liquidités (et pourquoi pas stocker du sucre, de l'huile et du savon ?)), bref ces Français n'ont pas cédé à la panique, ils n'ont pas cru bon de rembourrer leurs matelas à coup d'Euros, ils se sont même permis de croire que les mesures proposées étaient de nature à restaurer un certain équilibre du système.
Dans cette agitation tous azimuts le Président, seul à la barre comme il se plait à le faire (hélas trop souvent à mon goût), a su prendre des initiatives saluées tant chez nous qu'à l'étranger.
Le moment idéal pour envoyer un signal fort à l'ensemble des citoyens lors d'un vote solennel. Tellement vrai que ce matin j'entendais sur Europe1 monsieur Ayraut affirmer que le PS s'associerait au plan soumis à l'Assemblée pour autant qu'il puisse s'exprimer.
Eh bien, il s'est exprimé... pour  mieux s'abstenir ! Franchement, pouvions nous nous attendre à une autre position ? Cela aurait signifié que le PS serait sorti, au moins une fois, de son cocon d'autosuffisance nombrilesque pour enfin penser aux Français avant de penser à qui pourrait devenir le nouveau chef de ce néant politique. Même Manuel Vals, qui avait pourtant exprimé son désir de s'associer au vote de la loi s'est opportunément trouvé absent au moment fatidique.  Courage, fuyons !!

En dehors d'un show médiatico-sinistre, rien, pas une pensée, pas une proposition, pas une idée, rien que du vide, sidéral, sidérant.

Dans quelques semaines se déroulera un autre show, que d'aucuns croient naivement être le congrès des idées : sera-ce madame Loyal l'animatrice de ce cirque Avare?

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