Vendredi 20 janvier 2012
5
20
/01
/Jan
/2012
13:14
Il semblerait que pour solutionner notre épineux problème d'emploi la recette miracle soit trouvée !!! En effet, il suffit de réindustrialiser le pays de produire français.
C'est tellement évident que l'on peut se demander pourquoi personne n'y a pensé plus tôt.
Evidemment, pour que cela fonctionne, encore faut-il acheter français. A priori cela coule de source. Mais qu'en est-il dans les faits ?
Eh bien, je verse ma petite contribution à ce dossier : il y a quelques semaines, j'ai été amené à remplacer ma moulinette hache-menu avec laquelle je pilais oignons et échalottes.
Je me dirige donc vers mon hypermarché local, Carrefour pour ne pas le nommer, et me propulse au rayon des mini-hachoirs.
Chance, il y a trois modèles qui répondent à mes critères :
- Carrefour
- SEB
- Moulinex
Emporté par ma fibre patriotique inoxydable, je retourne les trois appareils pour savoir d'où ils proviennent :
- Carrefour -> made in China
- SEB -> made in France
- Moulinex -> made in France
Donc, à priori, il faudrait éliminer le produit Carrefour.
Oui, mais !!
MAIS...
Carrefour : 9.90€
SEB : 27.90€
Moulinex : 29.90€
Les trois appareils offrent des prestations identiques (hormis le SEB qui occupe un moindre espace), les trois sont garantis un an.
Maintenant, j'attends que l'un ou l'autre de nos politiques m'explique :
1/ pourquoi le produit français est trois fois plus cher que le produit chinois ?
2/ sur quel(s) critère(s) je devrais acheter français ?
En attendant cette explication qui ne viendra pas je continuerai à penser qu'il est impensable qu'un acheteur moyen accepte de payer trois fois plus cher un produit d'usage quotidien.
Pour preuve, la solution dramatique du dossier Lejaby : la marque jouit d'une excellente notoriété, d'une excellente réputation, et pourtant elle est battue par des produits à plus bas coût qui
inondent notre marché.
Je ne suis pas certain que la liquidation de cette société ait été vécue avec sérénité par ses propriétaires, il n'y a que des extrémistes en manque de publicité pour s'imaginer et faire croire
qu'un entrepreneur reste indifférent devant la liquidation de son, entreprise. Il n'y a pas que des "énormes" profits versés aux actionnaires qui entrent en ligne de compte, il serait grand temps
que l'on dise enfin, haut et fort qu'à coté des grosses entreprises du CAC 40, notre tissu industriel (du moins ce qu'il en reste) repose essentiellement sur des PME dont l'objectif premier est
la survie de leur affaire et non la masse de dividendes à redistribuer. Et pour ces patrons petits et moyens, la valeur humaine pèse autrement plus lourd que la valeur profit. Il est dommage
qu'ils ne soient pas plus entendus. Et respectés.
NB : par fanfaronade ou par stupidité, à moins que le ressort patriotique n'ait fonctionné, je suis reparti avec la moulinette SEB.
Commentaires