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Un nouveau blog local ?

Oui, parce que celui-ci a pour unique objectif de permettre un échange d'idées sans aucune autre  censure que le respect d'autrui et des règles de bienséances.

J'ai mes idées, vous avez les votres, ce sont peut être les mêmes, elles sont peut être diférentes.
Mais qu'importe, l'essentiel n'est-il pas de pouvoir les échanger ?

Alors... trempez vos plumes, même dans l'acide  !! ;-)

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 09:55

Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis content, loin de là.


J'ai toujours cru (et je confirme) dans les capacités de gouvernance de N. Sarkozy de son équipe, je regrette bien évidemment l'issue de ce scrutin Et mon premier propos sera pour remercier Nicolas Sarkozy pour tout ce qu'il aura apporté au pays durant ces cinq dernières années, je ne doute nullement que les historiens sauront lui rendre justice de son vrai bilan.

Reste que la victoire de F. Hollande est le résultat d'une expression démocratique, et c'est un fait incontournable. Il faut accepter le verdict, il faut également, pour qui aime son pays avant untel ou untel, ne pas entraver injustement l'action de la nouvelle équipe.


Ce qui ne veut pas dire tout accepter et baisser les bras, bien au contraire. Le quinquennat qui vient de s'achever est riche d'enseignements :


Premier enseignement : pour moderniser le pays il est indispensable d'en bousculer les codes. Mais pas trop !
C'est peut être là la seule véritable erreur de Nicolas Sarkozy que d'avoir cru en la modernité des mentalités, dans un pays qui, au delà des mots se révèle extraordinairement conservateur. Le vote du 6 mai a été le refus d'un homme et pas de sa politique, dans le cas contraire, le score du nouveau président aurait été nettement plus important, il se résume dans la position de F. Bayrou ou de sa groupie locale.

Second enseignement : les français vivent très bien la collusion gauche /extrême gauche, mais pas droite/extrême droite. Il y a une logique derrière ce paradoxe : l'extrême gauche est une composante "naturelle" du paysage politique nationale tandis que l'extrême droite est l'expression du diable. Peut-on pactiser avec le diable ? Voilà des années que, au fil des blogs et autres espaces d'expression individuelle, je prétends que la meilleure façon de combattre le FN est de le faire entrer de plain pied dans notre espace politique afin de le combattre sur ses idées et non sur son statut Vouloir refaire le coup de siphonage de 2007 était hasardeux périlleux même, car les leaders n'étaient plus les mêmes, l'effet de surprise n'était plus au rendez-vous et un bilan s'était invité dans le débat. Il est regrettable que l'éminence grise de l'Elysée, chargée de cette question ait minimisé ces données au point d'obliger le candidat à un grand écart impossible à tenir.


Troisième enseignement : Le travail de sape fait, jour après jour, brique après brique, a réussi à dégrader l'image du président jusqu'à faire ce ce scrutin un vote pour ou contre un homme ; j'ai été impressionné par le nombre de personnes qui ont dit vouloir écarter le président pour des raisons parfaitement subjectives, quitte à précipiter le pays dans l'inconnu.
Je profite du propos pour remercier les imbéciles (je me force à rester poli) qui ont tiré dans leur camp en se déclarant faussement "déçus du sarkozysme", sans se rendre compte qu'ils devenaient les alliés objectifs de ceux qu'ils prétendaient combattre.


Quatrième enseignement : les français ont été suffisamment déstabilisés pour accepter l'idée de remettre les clef de la boutique à un amateur. Que l'on ne voit dans ce mot aucune connotation péjorative, mais en dehors d'un mandat de gestion local, le nouveau président n'a, stricto sensu, aucune pratique ni expérience de gouvernement. Ce qui ne veut pas dire qu'il échouera.

Il est clair que je ne me retrouve pas dans les valeurs gouvernementales de la nouvelle équipe, d'abord et en premier lieu parce qu'il m'est insupportable d'envisager devoir partager ne serait-ce qu'une parcelle de souveraineté nationale avec des étrangers qui n'imaginent même pas un minimum de réciprocité. Et je n'ai pas vu que des drapeaux français qui s'agitaient hier soir à la Bastille. Mauvais présage ?


Une seule certitude : la gauche a critiqué et contesté Nicolas Sarkozy avant même son investiture, parfois au mépris de la plus élémentaire honnêteté intellectuelle. Qu'elle se rassure, l'état de grâce cessera le jour même de la passation de pouvoir, le devoir de mémoire existe aussi en face. Nous essaierons seulement de nous montrer moins sectaires. 

 

Bonnes journées.

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