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Un nouveau blog local ?

Oui, parce que celui-ci a pour unique objectif de permettre un échange d'idées sans aucune autre  censure que le respect d'autrui et des règles de bienséances.

J'ai mes idées, vous avez les votres, ce sont peut être les mêmes, elles sont peut être diférentes.
Mais qu'importe, l'essentiel n'est-il pas de pouvoir les échanger ?

Alors... trempez vos plumes, même dans l'acide  !! ;-)

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 12:51
Je me faisais la réflexion que le coup de barre à gauche impulsé par notre dame en blanc était un risque aux conséquences mal calculées.
En fait, j'étais loin du compte !
En effet, en abandonnant à la friche la terre centre-gauche au profit de la caillasse de l'extrême, il en est qui n'aura pas mis longtemps à saisit la perche qui lui était miraculeusement tendue. Le Français étant peu enclin à l'extrémisme (son histoire passée lui rappelle que chaque incursion dans ces contrées s'est terminée dans le sang...), François Bayrou est soudain apparu comme "LA" solution : ni trop à gauche ni trop à droite, mais ni à droite et ni à gauche. Le parti idéal en quelque sorte.
Et les sondages, inexorablement, semblent lui donner raison.
Les premiers perdants dans tout cela sont les socialistes soudain devenus trop rouges aux yeux des amoureux du rose (pâle).

Mais le pire est à venir. Non pas du fait de l'homme, parfaitement estimable au demeurant, mais du fait de l'idée qu'il se fait d'une démocratie qui ne s'appuie sur aucun parti.
Constat 1 : toutes les grandes démocraties fonctionnent sur un mode bipartiste. Les analyses faites pour comprendre ce modèle ont toutes abouti à une même conclusion : seul le bipartisme apporte la stabilité nécessaire à une saine gouvernance.
Constat 2 :  l'Italie qui fonctionne selon une méthode de coalitions nous apporte la preuve que cette approche relève plus du folklore que de l'efficacité gouvernementale (ce qui n'enlève rien à l'estime et l'amitié que l'on peut avoir pour nos voisins transalpins, et je suis du nombre).
La France a connu également ces heures de gloire, il aura fallu attendre 1958 et la V° République pour cesser de voir des gouvernements débarqués le jour même de leur investiture.
Constat 3 : Les élections législatives étant fort proches de la présidentielle, les Etat-Majors n'auront ni le temps ni l'envie de se saborder pour plaire au nouveau président du centre. Certes il y aura des élections surprises et, en étant généreux, on peut estimer (à la louche) que l'UDF nouvelle recueille +/- 200 sièges, ce qui serait un très honorable score.
Mais parfaitement insuffisant pour gouverner seuls. Il faudrait donc se résoudre  à composer, trois hypothèses :
1) Dissoudre immédiatement l'Assemblée nouvelle afin de tenter de dégager une majorité solide. Hypothèse peu probable avant la rentrée de septembre, une élection pendant les vacances d'été étant vouée à l'échec.
2) Gouverner adossé à la gauche.
On imagine aisément l'accueil réservé à celui qui aura fait chuter le PS, rééditant "l'exploit" de 2002. Monsieur Bayrou sera alors l'otage du PS et devra en passer par le bon vouloir des socialistes pour monter un gouvernement.
3) Gouverner avec la droite.
Comment imaginer un pacte avec le traitre ?
Une réflexion annexe vient s'ajouter à la première : que vaut monsieur Bayrou comme président ? Car enfin, il n'a aucune expérience internationale (je ne parle pas de compétence), et en matière nationale, en dehors d'un passage plus que discret  (et  largement critiqué) à, l'Education Nationale, on l'imagine tranquillement assis sur une botte de paille (allusion à ses origines terriennes) pour nous réciter son programme en six points.

Une seule certitude : si Bayrou est au second tour, à moins d'un évènement exceptionnel il remportera la mise : Bayrou/Royal, la droite ne votera pas pour le socialisme; Bayrou/Sarkozy, la gauche ne refera pas 2002 et ne votera pas Sarkozy.
Refuser le vote centriste n'est pas s'opposer à un homme mais simplement refuser une partie d'échec qu'il faudrait mener les yeux bandés. Et le seul qui dispose d'un programme clair correspondant à l'attente d'une majorité de Français...
A condition de dépasser son réflexe naturel
 

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