Mercredi 16 janvier 2008
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J'ai trouvé ce dernier samedi, dans ma boite aux lettres de madame la candidate socialiste.
Et ce que j'ai lu ne me plait pas !
Avec des mots soigneusement choisis tels que "impliqué dans plusieurs affaires judiciaires" ou encore "condamné..." ou aussi "propagande répréhensible", cette lettre fait passer JP Gorges pour un individu douteux, des mots assez
puissants pour susciter le doute, mais pas assez pour être diffamatoires
Le Conseil Constitutionnel (merci de nous en rappeler l'adresse) est quant à lui peaucoup plus mesuré dans ses propos :
"la répétition de ces manifestations dans un délai rapproché revêt le caractère d'une manœuvre qui, eu égard aux circonstances de l'espèce et notamment à la faiblesse de
l'écart des voix, a altéré le résultat du scrutin ; qu'il y a lieu, en conséquence, d'annuler l'élection..."
Mais aussi :
"...ne peuvent être regardées comme des dépenses de propagande électorale qui auraient dû figurer dans le compte de campagne de M. GORGES ; qu'ainsi le grief tiré de la
violation de l'article L. 52-8 doit être écarté ; qu'il n'y a pas lieu, en conséquence, de faire droit aux conclusions tendant à ce que M. GORGES soit déclaré inéligible,..."
En clair, l'annulation du scrutin de monsieur Gorges est justifiée par une "manoeuvre" de récupération de l'électorat au moyen d'inaugurations excessives. Et encore, le doute est sufisamment
présent pour qu'il n'y ait pas eu sanction.
Mais rien qui ne justifie le terme de "condamnation", sinon il y aurait eu annulation assortie d'une peine d'inéligibilité.
Commencer une campagne avec de tels arguments n'augure rien de bon.
Et pour confirmer mes craintes vous nous proposez le néant du Parti Socialiste (auquel vous vous rattachez) en matière de programme d'action et d'ambition pour la France. La seule chose que les
socialistes français savent encore faire, c'est dire NON.
Si j'ai choisi de soutenir JP Gorges dans cette nouvelle élection, ce n'est pas parce que le personnage est un modèle de dialogue et de charisme, mais précisément parce qu'il a été élu sur un
programme clair et précis et qu'à la date d'aujourd'hui il a respecté ses engagements. Et puisque vous faites l'amalgame entre les fonctions de maire, de
président de la communauté d'agglomération et de député, permettez que j'utilise ce même amalgame pour affirmer que si le député n'a pas démérité, le bilan exceptionnel du maire et du président
de Chartres Métropole mérite toute notre considération, il suffit de voir ce qu'il suscite comme convoitises pour s'en convaincre !
Par contre, je m'interroge (et je ne suis pas le seul) sur la sincérité de vos intentions, car vous avez déclaré haut et fort que vous étiez opposée au cumul des mandats et pourtant vous
sollicitez les électeurs et pour la députation et pour la mairie.
Reviendrez vous sur vos déclarations hâtives ?
Sinon, lequel des mandats abandonnerez vous si vous étiez amenée à tout gagner ?
Est-ce incongru de supposer que la députation serait pour vous le tremplin idéal pour accéder au fauteuil de maire ?
Puisque vous voulez nous jouer la partition de la vertu, ne croyez vous pas honnête de nous éclairer AVANT le premier scruitin sur la finalité de vos intentions ?
Par ailleurs, vous nous invitez à profiter de l'occasion pour sanctionner la politique du gouvernement.
D'une part, comme nous le rappelle si opportunément monsieur Chevée "quelque (sic) soit le résultat du vote, la majorité à
l'Assemblée nationale ne changera pas : l'enjeu de l'élection est donc local" (c'est même écrit en, gras!).
Ensuite, il me semble qu'il est prématuré de juger d'une politique six mois à peine après sa mise en oeuvre : n'est-ce pas monsieur Mitterrand qui nous invitait à "donner du temps au temps" ? Oublié le maître ?
Nous sommes tous pressés de voir l'embellie de notre environnement, à tous les niveaux et avons quelque matière à douter : et si vous nous expliquiez comment voter Vallet nous éviterait
l'érosion de notre pouvoir d'achat ?
Revenons sur terre madame Vallet : pour une double consultation locale nous avons d'un côté Jean Pierre Gorges auquel il n'y a pas reproche à faire quant à son bilan de député et encore moins
quant à son action de maire (il pourra présenter un bilan auquel peu de maires pourront se comparer... et même en matière de "comm" il a su repousser certaines limites),
en face nous avons une candidate, certes au sourire charmant, mais sans bilan et sans programme, hormis une vague alliance avec l'ensemble des "forces de gauche" jusqu'aux plus extrêmes. Et
surtout secrète sur ses véritables intentions... Au fait, pourquoi votre lettre ne nomme pas par son nom votre discret suppléant ?
Demain ne se fera pas sans nous, écrivez vous sur l'enveloppe...
Et si demain se faisait sans vous ?
Par Maxtor
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Publié dans : Chartres-Liberté
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Au risque de me répeter, je confirme une fois de plus que je ne suis pas membre de l'UMP et que je n'y ai jamais adhéré, même si mes convictions me rapprochent de cette sensibilité.
Ceci étant établi, permettez moi de vous dire à quel point votre commentaire me fait plaisir, on ne pouvait mieux faire pour exprimer tout ce qui sonne faux chez les socialistes, et par conséquent chez madame Vallet qui s'en réclame : le Front Populaire, 1936, cela fait près de 72 ans déjà. Quant au Conseil de la Résistance, il a du gérer l'urgence à reconstruire un pays ravagé par la guerre. Ca fait un bail, non ?
Aujourd'hui, nous sommes en 2008, la Chine s'est éveillé et a ébranlé l'économie occidentale, talonnée par l'Inde et l'ensemble des pays de l'extrême orient.
A nos portes, ce sont les anciens pays du bloc soviétique qui s'éveillent et réclament leur part du gâteau.
Pendant ce temps là, les socialistes français assis sur les acquis sociaux d'un autre âge, rejettent en bloc toute idée neuve, toute tentative de réforme de notre pays, avec pour seul crédo : plus d'emplois dans le service public, il suffit de prendre l'argent des riches.
Désolé, cher Jean Pierre, mais il m'est impossible de souscrire à une telle vision de notre devenir national. Trouvez moi meilleur que Gorges et j'adhère, mais ce n'est certainement pas sa concurrente qui incarnera mon avenir, son discours n'a qu'un demi siècle de retard.
D'ici là, je ferai avec ce qui me parait logiquement le meilleur pour mes intérêts (et ceux des miens), et je les confierai à Jean Pierre Gorges.
En toute connaissance de cause.
A bientôt :)