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Un nouveau blog local ?

Oui, parce que celui-ci a pour unique objectif de permettre un échange d'idées sans aucune autre  censure que le respect d'autrui et des règles de bienséances.

J'ai mes idées, vous avez les votres, ce sont peut être les mêmes, elles sont peut être diférentes.
Mais qu'importe, l'essentiel n'est-il pas de pouvoir les échanger ?

Alors... trempez vos plumes, même dans l'acide  !! ;-)

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 06:53
Dix petites minutes de retard, histoire de chauffer la salle, puis la fête a commencé.
D'abord Françoise Vallet, balbutiante, hésitante, pas franchement crédible qui pour justifier sa candidature a passé presque dix minutes à démolir systématiquement tout ce qui a été fait à Chartres depuis six ans. De quoi satisfaire les militants un peu bas de plafond, parce que les applaudissements étaient du genre discret.
A suivre le premier secrétaire local, qui a parlé parce qu'il fallait parler, même quand on a rien à dire, au moins a-t-il eu le bon goût de faire court.
Le moment de bravoure était à suivre : monsieur Huwart, auquel il ne manquait que la toge et la couronne de lauriers pour en faire un vrai patricien romain. Le geste large et ample, la voix de stentor, juste ce qu'il faut pour donner des leçons.
Mais franchement... venant de l'un des plus mauvais élèves de l'Assemblée nationale, voilà de quoi surprendre un esprit légèrement critique.
Et puis la bête de scène arrive, dans un tonnerre d'applaudissements. A n'en point douter, c'est un fameux orateur, capable d'extirper le mouchoir de toutes les spectatrices d'un théâtre, capable de remplir l'escarcelle tendue à la quête de l'église après un bon sermon.
Même pour qui n'adhère pas franchement, il faut rendre cette justice à Bertrand Delanoé : il sait prendre son auditoire en main et faire passer son message.
Voilà pour la forme, c'est quasiment le sans faute.
Reste le fond, et là, il faut bien admettre qu'en dehors de quelques portes ouvertes savamment enfoncées, il y avait de quoi rester sur sa faim !
Parce que l'essentiel  des 100 propositions de madame Royal se sont limitées à une critique en règle de la politique de logement social issue de la dernière mandature, en citant l'inévitable 1% de Neuilly (précision, : pas Neuilly s/Marne). Mais oubliant du même coup que jamais la France n'avait aussi peu construit de logements sociaux que pendant le gouvernement Jospin (ce qui ne l'empêche pas de donner des leçons aux autres...).
Je passe sur les appels à la peur, la racaille qui revient comme un leit-motiv (pauvre comme argument, mais ça plait), sur la suspicion de haine qui animerait le candidat UMP, sur son flirt scandaleux avec les électeurs du FN (tout comme celui du PS avec l'extrême gauche, avec comme même objectif de ramener à plus de modération des électeurs égarés dans les extrêmes...c'est ainsi que le pasteur Delanoé a ouvert son arche  pour y entasser tous ceux qui ne voudraient pas de Sarkozy comme président).
Au delà des trémolos habilement poussés pour expliquer que, avec Ségolène, c'était la France qui aime et que l'on aime, je dirai, en souvenir de Giscard en 81 que le PS n'a pas plus le monopole de l'amour qu'il n'a eu celui du coeur.

En définitif, je suis reparti comme j'étais venu, sans grand bouleversement dans mes opinions, avec toutefois une impression vague, sinon de malaise du moins d'inquiétude quant au risque que se reproduise le scénario de 2002.
Sauf que c'est impossible, car en 2002 c'est le chef du gouvernement qui a été éjecté, ouvrant ainsi la voie au FN qui ne s'y attendait pas, alors que là, il n'y aurait que le rejet d'une candidature classique : ce coup-ci, c'est un choix de société qui se propose aux Français, et ce, dès le premier tour !!
Et c'est tant mieux.

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